vendredi 21 juin 2019

Exposition Épaves, récifs artificiels

L'an dernier, l'exposition installée à la capitainerie de Port-Vendres présentait les épaves des 2 derniers siècles qui reposent à proximité de ce port. Cette année, la nouvelle exposition est consacrée à la vie qui se développe sur les épaves de la région.
Après le naufrage, une épaves devient un support de colonisation, puis un véritable récif artificiel, le plus souvent involontairement créé. Tant que l'épave résiste, le récif survit. Mais lorsque celle-ci se dégrade puis disparaît, c'est un écosystème particulier qui s'éteint avec elle.


L'exposition est à découvrir en accès libre dans le hall de l'aquarium du Biodiversarium à Banyuls jusqu'au 30 septembre 2019.

Un jeu concours est ouvert pour l'occasion sur place. Chaque visiteur peut participer en remplissant un questionnaire pour tenter de gagner un petit cadeau en lien avec la biodiversité marine. Toutes les réponses se cachent dans l'exposition.

mardi 18 juin 2019

Participation à la manifestation Argelès Photo Nature

L'ancienne manifestation des "Enfants de la mer" a été renommée "Argelès Photo Nature". Pendant 2 jours, un ensemble d'institutions et d'associations présentent leurs activités aux scolaires et au public. Pour la première fois, l'ASPEPO a participé à l'événement pour présenter le patrimoine historique immergé de la région, sa diversité, sa richesse et les dangers qui le menacent.

Mise en place du stand

L'activité "une épave, une histoire" n'a pas plu qu'aux écoliers. Le public qui est passé en nombre, a été intrigué et étonné par tout ce qui repose sous la surface des eaux, montrant combien les épaves restent méconnues.


vendredi 7 juin 2019

Présentation du projet de l'ASPEPO au conseil de gestion du Parc naturel marin du golfe du Lion

À l'occasion du conseil de gestion du Parc naturel marin du golfe du Lion début juin, les lauréats de l'appel à projets du PNMGL fin 2017 ont été invités à présenter les résultats et l'état d'avancement des actions.


Cet événement a permis de faire des rencontres intéressantes et d'élargir ainsi le réseau relationnel.

lundi 30 avril 2018

Fortunes de mer et épaves dans le Parc naturel marin du golfe du Lion


Saviez-vous que l’échouage d’un navire sans équipage sur les écueils du cap Béar en 1917 fut le déclencheur d’un des plus grands scandales viticoles du XXe siècle ? Que le premier navire en béton armé d’Espagne repose au beau milieu de la réserve marine de Cerbère-Banyuls, tout comme une improbable épave de pelle mécanique ? Qu’un grand voilier chargé d’arachides et de briques sénégalaises s’échoua sur l’île Saint Vincent, à Collioure, en 1871 ? Qu’en 1911, en pleine tempête, l’inventeur des charbons dans les moteurs électriques, sur un vapeur anglais en perdition au large de Port-Vendres, prenait encore le temps de déguster le thé avec tout l’équipage, en attendant une accalmie avant d’évacuer le navire ?
Ce livre recense plus de 150 fortunes de mer survenues depuis 1850 dans le périmètre du Parc naturel marin du golfe du Lion. À travers les récits détaillés des plus saisissantes d’entre elles, le lecteur se plongera dans l’histoire maritime du Roussillon, confondue avec l’histoire du pays et du monde. Témoignages de la vie quotidienne de la région, des évolutions techniques, des échanges commerciaux et des grands événements historiques des 200 dernières années, toutes ces traces, qu’elles soient de simples fragments ou d’imposants navires de milliers de tonnes, constituent un patrimoine culturel et naturel riche et abondant. Y plonger, au propre comme au figuré, c’est s’immerger à la découverte d’un passé, d’une histoire humaine, mais aussi d’une biodiversité particulière.

https://fortunes-de-mer-et-epaves.weebly.com/

jeudi 8 mars 2018

Les épaves : oasis de vie temporaires

C'est le titre de l'article publié ce mois-ci dans le n°27 de la revue Espèces (especes.org).
Alors que le navire sombre au fond des eaux de la Méditerranée, il n'est pas perdu pour tout le monde. La vie marine va se l'approprier et transformer l'épave en une oasis de vie. Celle-ci va évoluer, subir les éléments et les activités humaines jusqu'à disparaître. Alice Robert, Donator et tant d'autres, à la fois patrimoine historique immergé et récifs artificiels, leur double identité mérite d'être reconnue et protégée.

vendredi 15 septembre 2017

Le Sor sur Wikipedia

Nous poursuivons la diffusion des informations sur les épaves de la côte Vermeille avec le Sor, plus connu sous l'appellation de "la péniche" face à Saint-Cyprien. Coulé volontairement il y a plus de 35 ans, c'est une épave dont l'histoire est mal connue et pourtant atypique à l'époque du sabordage.

https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sor_(%C3%A9pave)&oldid=136605959

lundi 15 août 2016

Le Saint-Lucien sur Wikipedia

Le Saint-Lucien est sans doute l'épave la moins connue des épaves coulées dans les eaux catalanes pendant l'occupation allemande.

Après l'Alice-Robert, le Saumur et l'Astrée, il était temps de rédiger un petit article sur Wikipedia concernant cette belle épave :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Lucien_(épave)

lundi 1 août 2016

L'Astrée sur Wikipedia


La page Wikipédia du Siena ex-Astrée a été créée. Celle du HMS Untiring, qui a coulé ce cargo en 1944, est traduite en français.



La catégorie des épaves de la Côte Vermeille s'enrichit progressivement. Il y a encore beaucoup à faire !

mercredi 8 juin 2016

Les pages Wikipedia du HMS Ultor et du HMS Upstart en français

Les pages Wikipédia des bourreaux du SG 11 ex-Alice Robert et du Saumur sont à présent en français.

https://fr.wikipedia.org/wiki/HMS_Upstart_%28P65%29

https://fr.wikipedia.org/wiki/HMS_Ultor_%28P53%29

Une catégorie Epaves de la Côte Vermeille a également été créée.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:%C3%89pave_de_la_C%C3%B4te_Vermeille

Nous allons continuer à enrichir progressivement cette encyclopédie participative afin de communiquer au plus grand nombre les histoires des épaves qui reposent le long des côtes des Pyrénées Orientales.

mercredi 23 décembre 2015

Le Saumur sur Wikipedia

A la suite de l'Alice Robert, c'est au tour de l'épave du Saumur de figurer sur l'encyclopédie participative Wikipedia grâce à l'ASPEPO.
L'article sur Port-Vendres a été modifié également afin de créer le lien vers le Saumur.

Nous voilà sur la bonne voie pour compléter la catégorie des Epaves de la Côte Vermeille sur ce site.
C'est l'occasion de se remémorer l'histoire de ces navires avant leur naufrage, de faire un peu de communication et d'intéresser tous les plongeurs à ces belles épaves.

N'hésitez pas à nous faire part de vos remarques, dont nous tiendrons compte pour modifier les articles existants et pour rédiger les prochains.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Saumur_(épave)


dimanche 23 août 2015

L'ASPEPO à la fête de la mer à Port-Vendres

L'ASPEPO était présente sur le stand du Parc naturel marin du Golfe du Lion à l'occasion de la Fête de la Mer à Port-Vendres.
Merci pour cet accueil !


dimanche 25 janvier 2015

L'Alice Robert sur Wikipedia


Pour augmenter la visibilité des épaves de la Côte Vermeille et communiquer sur ce patrimoine, l’idée est venue de proposer des pages sur Wikipedia. La première concerne l’Alice Robert :
Elle a été accompagnée par la traduction en français de celle du HMS Ultor http://fr.wikipedia.org/wiki/HMS_Ultor_%28P53%29 et par l’ajout d’un paragraphe concernant l’histoire de Port-Vendres http://fr.wikipedia.org/wiki/Port-Vendres

Ce projet est, par nature, collaboratif. Toutes les idées et les bonnes volontés pour améliorer les contenus actuels et faire progresser cette action de diffusion et de partage sont les bienvenues ! 

samedi 10 janvier 2015

L'ASPEPO dans le Subaqua de janvier 2015

Dans le numéro de janvier de Subaqua, l'ASPEPO est citée dans un article de 4 pages consacré à l'Alice Robert :



mercredi 1 octobre 2014

T-shirt Bananier - Alice Robert - SG11

Une création pour tous ceux qui aiment cette épave emblématique de la Méditerranée :



Pour tout renseignement, contacter l'association : aspepo@aol.com

jeudi 19 juin 2014

Article sur le site de France Bleu

Les épaves sous-marines des Pyrénées-Orientales : un patrimoine méconnu à sauvegarder par Baptiste Guiet

Dans le département on compte plusieurs dizaines d'épaves au large des côtes. Certaines d'entre elles sont bien connues des plongeurs, d'autres beaucoup moins. Une association vient de se créer pour les mettre en valeur et les protéger.

L'épave de l'Alice Robert gît par 48 mètres de fond au large d'Argelès-sur-Mer Sylvain Astrié © Sylvain Astrié

Elles seraient près d'une quarantaine à reposer le long de la côte catalane. Souvent il ne reste d'elles qu'un amas de tôle froissées, mais parfois elles constituent une véritable attraction pour les plongeurs. L'épave de l'Alice Robert, navire de guerre torpillé il y a 70 ans par un sous-marin britannique, attire ainsi chaque année des dizaines d'amateurs d'excursion sous-marines.
L'histoire de ces épaves est souvent méconnue. Plus grave : elles sont la plupart du temps menacées, notamment par les filets de pêche. L'ASPEPO, l'association pour la protection du patrimoine des épaves des Pyrénées-Orientales s'est constitué il ya quelques semaines seulement. Son but : faire connaitre et tenter de protéger ces ruines sous-marines.

A paraître bientôt : Les trois vies de l'Alice Robert dit "Le Bananier" signé Laurent Urios, photos Sylvain Astrié.

Lien vers l'article original et 2 séquences audio :

dimanche 15 juin 2014

Enquête : la plongée sur les épaves de la Côte Vermeille

Enquête : la plongée sur les épaves de la Côte Vermeille

Vous avez plongé sur une ou plusieurs épaves de la Côte Vermeille ? Vous pouvez nous aider à réaliser une étude concernant la plongée sur ces épaves.

A ce jour, aucune donnée statistisque n'existe permettant de savoir par exemple quelle est la perception des plongeurs au sujet de ces épaves, quels types de plongeurs les visitent ou encore quelles seraient les améliorations à apporter pour favoriser la plongée tout en protégeant ces vestiges historiques.

En répondant au questionnaire anonyme (lien ci-dessous), vous participez à l'acquisition de données qui serviront à dessiner les contours d'une activité aux impacts patrimoniaux, environnementaux et économiques très mal définis.


Merci beaucoup d'avance pour votre contribution !

samedi 14 juin 2014

On parle de l'ASPEPO sur France Bleu Roussillon


On parle de l'ASPEPO dans le journal de 8h du samedi 14 juin (à partir de 5' 15") :


Merci à Baptiste Guiet de France Bleu Roussillon qui est venu sur le terrain pour nous rencontrer et découvrir les objectifs de l'association.

jeudi 12 juin 2014

Commémoration des 70 ans du naufrage du SG 11 ex-Alice Robert



Les 7, 8 et 9 juin, les plongeurs matinaux ont pu visiter l’épave du SG 11 ex-Alice Robert dans un contexte un peu particulier.

Il y a 70 ans presque jour pour jour, le 2 juin 1944, l’escorteur rapide de la Kriegsmarine était torpillé par le sous-marin anglais HMS Ultor. L’attaque a fait au moins 28 morts et disparus. 
Le cargo bananier a été construit en 1934, soit seulement 10 ans avant cet événement. Il a servi comme navire frigorifique pendant à peine 8 ans avant d’être réquisitionné et transformé en bâtiment de guerre. Cette année marque donc également les 80 ans de la construction de l’Alice Robert.

lundi 2 juin 2014

Sauvegarder les épaves marines pour les protéger et les valoriser. L'Indépendant, 1er juin 2014

 Le 01 juin à 6h00. Recueilli par V. Parayre | Mis à jour le 01 juin

Cette photo prise à près de 50 m de profondeur montre le canon de 105 mm situé à l'arrière de l'épave de "l'Alice Robert", là où elle a été coupée en deux par l'explosion de la torpille. Le "Bananier", torpillé il y a 70 ans, portait trois de ces gros canons et 24 de plus petits calibres. Ces armements, en plus du mât qui est encore dressé, sont des spécificités uniques dans la région pour ce navire de guerre. PHOTO/© Sylvain Astrié

Sauvegarder les épaves recensées et localisées, mais aussi découvrir celles qui sont encore enfouies, tels sont les objectifs de cette nouvelle association (ASPEPO), à la veille de l'anniversaire du naufrage du "Bananier".
Intarissable Laurent Urios, qui bien qu'en activité à Pau, garde toujours un oeil (ou une palme) sur le littoral catalan qu'il affectionne et qu'il connaît comme sa poche. A 43 ans, ce docteur en biologie - qui a travaillé au CNRS de Banyuls - ingénieur de recherche à l'Université paloise est habité par sa passion. Spécialisé dans la biodiversité microbienne, il plonge depuis 20 ans aux quatre coins du monde, mais particulièrement entre Cerbère et Barcarès, avec plus d'un millier de plongées au compteur ! Aujourd'hui, le scientifique est de fait historien, mais ce qu'il souhaite avec une poignée de copains tout aussi passionnés que lui, c'est préserver et promouvoir la quarantaine d'épaves actuellement répertoriée pour mieux les protéger au sein de l'association ASPEPO.

Quels sont les objectifs de votre association ? Ils sont tous liés, à commencer, par la collecte des informations relatives aux épaves, à leur histoire avant et après le naufrage. A suivre un recensement de ces épaves, en identifiant les vestiges inconnus. Puis il faut réaliser un suivi de l'état des épaves et évaluer leur rôle de récifs artificiels. Enfin, il convient d'évaluer la fréquentation des sites et donc l'impact économique régional, cela concerne les structures de plongée, et le tourisme.

N'avez-vous pas peur qu'elles fassent l'objet de "visites de masse" ? Faire la promotion des épaves et du patrimoine, tout en créant des interactions avec la réserve, le Parc marin, les collectivités, va justement promouvoir la protection des épaves. En choisissant de faire connaître ce patrimoine méconnu, cela va provoquer une prise de conscience et va favoriser la sauvegarde de ce patrimoine historique. Ceci dans l'idée d'un rapport gagnant gagnant permettant de profiter d'une ressource tout en la protégeant, c'est du développement durable.

Vous avez répertorié une quarantaine d'épaves, en restent-ils d'inconnues ? Certaines épaves sont très dégradées, il ne reste parfois qu'une chaudière, d'autres sont dans des états remarquables. Mais le recensement est difficile, les lieux d'épaves c'est comme les bons coins à champignons c'est gardé secret !

Que ressent-on lorsque l'on plonge sur une épave comme l'Alice Robert à 48 m de
profondeur ? Il n'y a pas de mot, c'est quelque chose que l'on ressent, à travers des détails, des ambiances, ces épaves sont des histoires d'hommes surtout en ce qui concerne l'Alice Robert.

Contact : aspepo.blogspot.fr

L'incroyable histoire de l'Alice Robert dit "le Bananier",
torpillé il y a tout juste 70 ans
L'Alice Robert est l'épave de la Côte Vermeille la plus convoitée par les plongeurs. C'est aussi la plus éloignée et celle qui se mérite le plus. Elle possède des caractéristiques uniques dans la région : un mât encore dressé et un important armement antiaérien et anti-sous-marin. Mais, avant d'être cette épave recherchée, l'Alice Robert a connu de nombreux événements qui n'ont pas fait de sa vie de bateau une longue navigation tranquille.
En 1934, ce navire de près de 90 m de long est l'un des plus modernes de la flotte frigorifique française. Durant les cinq années suivantes, il va assurer le transport de bananes, un commerce alors rentable mais aussi économiquement stratégique entre la métropole et son empire colonial, entre l'Afrique (Conakry, Dakar) et les ports de Nantes et Bordeaux.
Puis survient la guerre et le navire de commerce ne peut plus naviguer librement, la menace des sous-marins ennemis étant présente en permanence. L'État français prend la gouvernance de l'Alice Robert et l'arme pour sa défense en cas de mauvaise rencontre.
Durant les premières années de la Seconde Guerre mondiale, le cargo fruitier poursuit difficilement ses navigations de commerce, jusqu'en 1942. À cette date, il passe aux mains de la Kriegsmarine qui le transforme en bâtiment de guerre et le renomme SG 11.
À partir du printemps 1943, il navigue en Méditerranée le long des côtes française et italienne pour escorter des navires porteurs de minerai de fer, d'équipements ou de soldats pour l'Axe.
Au début de 1944, il est basé à Port-Vendres. Cinq mois plus tard, il croise la route du HMS Ultor, un sous-marin anglais commandé par le lieutenant G. E. Hunt. C'est un officier exceptionnel qui aura à la fin du conflit le record du nombre de navires coulés. La rencontre est fatale et le SG 11 ex-Alice Robert est torpillé le 2 juin 1944 au large de Port-Vendres. La déflagration est telle que l'onde de choc est ressentie jusque dans Port-Vendres. Le navire est coupé en deux. Sur 202 hommes d'équipage, 27 marins périssent.
Depuis, l'épave repose dans un silence à peine troublé par la faune qui s'est installée dans ses
structures, transformant le navire de guerre en récif artificiel. Un ouvrage sur cette histoire est à paraître d'ici peu, il est signé par Laurent Urios et Sylvain Astrié : Les trois vies de l'Alice Robert dit "le Bananier".

Article original :